Challenge Orange (31/01/2014)

Interview de 3 acteurs incontournables de la soirée du 31 Janvier au Parc des Princes



   Le Vendredi 31 Janvier, l’équipe A U15 du Racing Club 78 a eu l’honneur et le privilège de participer au Challenge Orange à la mi-temps du match PSG-Bordeaux.

   Le Challenge Orange est une mini “confrontation”, où 10 joueurs de chaque équipe (Massy et le RC78) s’élancent chacun leur tour, ballon au pied, face au gardien adverse. L’équipe neauphléenne a donc affronté Massy et l’a emporté 7 buts à 3.

   Je vous propose de revenir sur cet évènement qui n’arrive pas tous les jours grâce aux interviews des 3 acteurs principaux de cette soirée. Thierry Mouraux, le coach ; Axel Lemay, le capitaine ; Thomas Bigot, le gardien de but.

 






Interview de Thierry Mouraux :


L.I : Comment avez-vous vécu ce moment ?        

T.M : A vrai dire, ce fut un peu la course puisque nous devions être présents au Parc à 18h30 et certains joueurs finissaient les cours à 17h. Quand nous sommes arrivés, les joueurs ont dû aller se changer et puis après, direction les tribunes avec les vêtements civils par-dessus la tenue blanche. Tout est très minuté, à la 26ème  de la 1ère mi-temps, on a du retourner dans les vestiaires pour déposer les habits. Puis nous avons traversé pas mal de couloirs pour nous rendre à l’entrée opposée de celles des joueurs. Et franchement, j’ai été assez surpris quant à l’état de certains murs et du vestiaire. C’est limite, le vestiaire de la Bonde (Stade de Jouars-Pontchartrain).

 

L.I : Quel a été votre sentiment quand vous êtes entré dans l’enceinte ?

T.M : Dans le tunnel, les joueurs étaient très tendus et à la fois concentrés. Pour ma part, j’ai vécu la chose avec un certain recul, je n’avais pas la même sensation que les joueurs vu que je n’étais pas sur le terrain, je m’occupais de ramener les ballons au centre du terrain. Mais j’ai eu un réel plaisir à participer à l’évènement.

 

L.I : Etant entraineur, cet événement vous a-t-il donné envie d’entrainer à un plus haut niveau ?

T.M : Non pas forcément, cela ne m’attire pas énormément. Je trouve les jeunes plus à l’écoute. Ce qui serait intéressant pour moi, ce serait d’entrainer des jeunes à un plus haut niveau.

 

L.I : Qu’avez vous dit à vos joueurs avant et après la confrontation ?

T.M : Avant, ils étaient très tendus, c’est normal, j’ai essayé de dédramatiser, je leur ai dit d’en profiter, que le résultat n’avait aucune importance et que le principal était de prendre du plaisir. On a fait des séances d’entrainement pour préparer le Challenge Orange et franchement, ce n’était pas top. On a donc été surpris par notre prestation. Et quand ils sont retournés dans le tunnel, ils avaient des étoiles dans les yeux, ils étaient soulagés.

 

L.I : Est-ce que vous pensez que cet événement va influencer le reste du championnat ?

T.M : Peut-être, ils vont sans doute acquérir une certaine confiance après cette soirée et vont se rendre compte de leur potentiel. A l’entrainement lundi (après le Challenge), j’ai remarqué que déjà quelques uns avaient plus confiance en eux qu’auparavant.


Interview d’Axel Lemay :


L.I : Première question, très importante :

as tu marqué ton but ?

A.L : Non, moi je ne l’ai pas mis.

 

L.I : Es-tu déçu ?

A.L : Un peu, mais on a gagné le truc quand

même donc ça va.

 

L.I : A quoi pensais-tu quand tu es rentré sur le terrain ? Parce que tu as quand même marché là où Zlatan a marché.

A.L : C’était bien, c’était marrant. Il y avait une bonne ambiance, il y avait beaucoup de gens. De bonnes sensations.

 

L.I : Qu’est ce qui s’est dit dans les vestiaires avant et après la confrontation ?

A.L : Qu’il fallait marquer, et qu’il fallait surtout profiter et c’est ce qu’on a fait.

 

L.I : L’équipe était-elle tendue ou décontractée ?

A.L : Non plutôt excitée, on avait hâte d’y aller. On était pressé que ça se termine.

 

L.I : Es-tu fier de ton équipe ?

A.L : Oui, on l’a remporté 7-3 contre des DHR. C’est une équipe qui évolue au-dessus de nous, c’est quand même bien.

 

L.I : Des milliers de personnes te regardaient, avais-tu le trac ?

A.L : Un peu mais ça part vite vu que tu es avec tes coéquipiers, on était détendu quand on était ensemble.

 

Interview de Thomas Bigot :


L.I : A chaque fois que tu faisais une parade, entendais-tu la réaction des supporters ? Qu’est-ce que cela t’a apporté ?

T.B : Non je ne l’entendais pas trop vu qu’à chaque fois que je faisais une parade, j’allais me replacer aussitôt donc, je n’ai pas tellement entendu.

 

L.I : Avais-tu le trac avec tes co-équipiers ?

T.B : Eux oui, vu qu’ils n’avaient qu’une seule chance pour marquer, ils ne pouvaient pas se rattraper. Alors que moi, j’en avais 10, donc, si j’en ratais une, ce n’était pas trop grave.

 

L.I : Tu en as sorti 7. Es-tu satisfait ?

T.B : Dans l’ensemble oui.

 

L.I : Sur le chemin du retour, quels sentiments avais-tu ? Etais-tu fier de ta prestation ?

T.B : Oui mais en me disant que j’aurais pu en arrêter d’autres. Je voulais faire le « perfect » mais c’est déjà bien.

 

L.I : Est-ce que la présence de 45 000 spectateurs t’a donné de la force ou t’a t-elle plutôt affaibli à cause du stress ?

T.B : 45 000, ça change des samedis quand on joue à Neauphle ! Mais sinon j’ai réussi à rester comme j’étais d’habitude. Et quand on fait des arrêts, on ne se rend pas compte, qu’il y a 45 000 spectateurs qui te regardent. J’étais dans une bulle.


Lucas Irlinger

 

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